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Veosearch, Paris
"donnez, c'est gratuit ..."

Du détournement volontaire de revenus publicitaires à des fins solidaires … L’idée est séduisante ! Mais revenons à la prose pour vous présenter le multimoteur de recherche Veosearch : un moteur qui vous permet de faire votre recherche comme sur votre moteur habituel (google, yahoo…), et obtenir les mêmes résultats, mais en générant au passage quelques centimes reversés à l’association de développement durable de votre choix.

Un partenariat alléchant Veosearch est un exemple de « stratégie gagnant-gagnant » car il est avantageux pour tous les différents acteurs :
• les utilisateurs peuvent financer les associations de leur choix sans sortir un euro de leur poche, recevoir des éco-conseils et des informations sur le développement durable , • Les associations de développement durable lèvent des fonds et bénéficient d’une interface de communication gratuite • Et les principaux moteurs de recherche d’internet génèrent du trafic additionnel sur leur site
Trop beau pour être vrai ? Arthur Saint-Père, co-fondateur de Veosearch, nous explique les dessous d’un tel partenariat.

Ça ne coûte rien à l’utilisateur mais ça rapporte aux associations : d’où vient l’argent ? Les moteurs de recherche se financent grâce à la publicité qui apparaît sur leur site : que ce soient les bandeaux publicitaires (qui apparaissent en haut de la page ou sur les côtés) ou les liens sponsorisés (ce sont des résultats de recherche qui apparaissent en premier et sont mis en valeur). Veosearch a donc passé des contrats avec les principaux moteurs de recherche (ask, exalead, yahoo, google). Ceux-ci fournissent les résultats de la recherche et reversent une partie des recettes générées à Veosearch. L’intérêt d’un tel accord pour les moteurs ? Générer du trafic additionnel sur leur page ou ne pas perdre de parts de marché, selon leur taille.
Pourquoi reverser 50% du chiffre d’affaires ? Quand Veosearch touche 1 euro de recettes publicitaires, 50 centimes sont reversés aux associations. Les 50 centimes restant servent à payer les frais de fonctionnement, le développement de nouvelles fonctions, la publicité …à faire vivre l’entreprise en un mot ! Veosearch a par ailleurs levé 675K€ auprès de trois investisseurs (un particulier, un fond d’investissement solidaire, et une régie publicitaire spécialisée dans le développement durable) pour financer son développement.
Comment s’assurer que l’argent récolté est bien reversé aux associations ? «C’est effectivement une question que tout utilisateur peut se poser », estime Arthur. « Nous essayons d’être le plus transparents possible». Les utilisateurs peuvent donc suivre constamment le niveau de collecte effectuée pour chaque association (actualisé par tranches de 24H) et trouver des rapports d’activité mensuels sur le blog. En cas de doute, ils peuvent toujours contacter le responsable de l’association, qui pourra répondre lui-même.
De nombreux utilisateurs ont déjà été conquis : en quelques mois plus de 23 000 se sont inscrits pour soutenir leurs associations préférées !
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Historique : une croissance rapide juin à oct 2007 : Veosearch est en version beta (version test), 1 million de recherches effectuées. 4 oct. : lancement de la V1 (version 1) fin oct. : lancement du blog mi-nov. : levée de fonds Dec 07 : 1,5M recherches Fev 08 : 3,5M recherches
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Atteindre la rentabilité … Jusqu’ici, la publicité pour Veosearch est restée discrète, sous forme de bouche-à-oreille principalement (même si de nombreux journaux, radios ou télévisions ont relayé l’information), l’idée étant que les utilisateurs satisfaits peuvent prévenir leurs amis, à l’aide d’outils disponibles sur le site (bannières, e-mails…) «Cela a bien fonctionné dans un premier temps, nous explique Arthur, mais aujourd’hui nous avons besoin de grossir plus vite …» En effet, gérer un site comme Veosearch génère des coûts qui sont encore loin d’être couverts par les sommes collectées. «Pour capter plus d’utilisateurs, nous avons décidé de ne plus faire de publicité auprès des utilisateurs mais directement auprès des associations. Désormais, nous allons en intégrer beaucoup plus (près de 2000, contre 17 actuellement), et ce sont elles qui seront chargées de trouver des utilisateurs surfant pour elles.» Un vrai changement de modèle, qui a provoqué une refonte complète du site afin de mieux l’adapter à cette ouverture aux associations.
La V3 : « un mélange de Facebook, Daily Motion et My Space » Une plateforme interactive Dans la V3, mise en ligne le 19 mars, on retrouve une plateforme beaucoup plus ouverte aux interactions des internautes et des associations. Le but est que les internautes puissent donner leurs impressions et s’impliquer dans les associations qu’ils soutiennent, mais aussi qu’ils puissent poser leurs questions, dans une logique de transparence. De leur côté, les associations auront un espace plus complet pour communiquer sur tous leurs projets, leurs avancées, et l’utilisation des financements reçus. Elles pourront aussi mettre en avant leurs labels et leurs partenaires, comme gage de crédibilité… « Nous les classerons par grand thèmes, et mettrons en avant celles qui nous semblent les plus pertinentes grâce à un système de notation semblable à celui de Daily Motion », nous explique Arthur.
L’ouverture aux associations, une opération à contrôler … « Nous prenons un gros risque à ouvrir notre plateforme, car les associations présentes ne seront plus inspectées par nos soins avant leur mise en ligne (comme c’est le cas actuellement) mais au moment du paiement ». Si à ce moment là les différentes vérifications (déclaration de l’association à la préfecture, examen des derniers rapports financiers, et d’autres vérification définies par le conseil de surveillance de Veosearch) ne sont pas probantes, alors les fonds collectés par cette association ne lui sont pas remis. « Ils seront dans ce cas répartis entre les associations « coup de cœur », associations dont nous sommes sûres et que nous mettons en avant sur le site », précise Arthur.
Le vrai risque, c’est que les utilisateurs s’indignent de voir des associations qu’ils ne jugent pas fiables en ligne. « C’est aux utilisateurs de choisir les associations qu’ils veulent soutenir », insiste Arthur. « Nous avons décidé de laisser leur libre-arbitre aux internautes. A eux de décider de l’association qui mérite leur confiance, aidés bien sûr par nos labels « coup de cœur » ou d’autres labels reçus par les associations. Un internaute méfiant a toujours la possibilité de surfer uniquement pour une association reconnue comme le WWF ou la Croix Rouge » nous rappelle-t-il.
Une transparence accrue Autre nouveauté dans la V3 : les associations seront payées chaque fois que leur compte atteint 100 euros, et non plus une fois qu’elles ont récolté la somme nécessaire au financement du projet que l’association présente. « C’est un moyen que nous avons pour rassurer les utilisateurs, explique Arthur. Cela devrait permettre des paiements beaucoup plus rapides et donc offrir de meilleurs garanties aux internautes ».
Les défis : " Dans les mois qui viennent, nous voulons travailler notre portail afin de le rendre le plus convivial et accueillant possible et améliorer nos fonctions de recherche …" Un programme qui occupe à temps plein les graphistes, blogueurs, et responsables communication qui ont rejoint Veosearch ! Le mot de la fin, c’est Arthur qui vous le donne :
Sources : entretien avec Arthur Saint-Père à Paris le 20/02/08
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